Boumkoeur de Rachid Djaïdani

vendredi 1 avril 2011

Résumé : 
Mon âge est de 21 hivers, je porte un jean 501, un pull bleu, sur mon poignet droit une gourmette en argent avec le prénom d'Hamel, mon défunt petit frangin, j'habite au 12e étage d'une des tours de la cité, je suis au chômage. J'aime bien la vie en général, mais j'aime pas le rap de variétés, qui me parle de bouger de là et qui me dit de me balancer les bras en l'air parce que ma vie est funkie. Je suis un requin assassin grâce à la morsure de mon phrasé. Je me planque avec mon pote Grézi qui a commis une bêtise à la sortie d'une école.

Première phrase : 
Une galère de plus comme tant d'autres jours dans ce quartier où les tours sont tellement hautes que le ciel semble avoir disparu.

Dernière phrase : 
Espèce de voyou, il aurait dû te tuer, cinglé de ta r*ce.

Le paragraphe : 
Le sujet, c'est mon quartier. Faut en profiter, en ce moment c'est à la mode, la banlieue, les jeunes délinquants, le rap et tous les faits divers qui font les gros titres des journaux. Pour ça, j'ai fait appel à mon pote Grézi qui est un peu les murs et les oreilles des tours. C'est un véritable caméléon, jour après jour il me racontera tous les délires, il est sur tous les plans. Il sera mon envoyé spécial. Par contre j'ai décidé moi de m'investir dans la construction de l'histoire, fonction qui ne sera pas des moindres. Aux faits, j'incrusterai une part de fiction pour le rêve, sinon, y a des chances que l'aventure soit à l'égal du temps qui pèse sur moi, c'est à dire gris comme froid."

Suprême NTM en dit : 
Roman proche d'une authenticité qui n'appartient qu'à ceux qui naissent dans un bunker.

Le Monde en dit : 
Avec Boumkoeur, Rachid Djaïdani fait une entrée fracassante dans le monde des lettres.

Moi j'en dis : 
Le style d'écriture est divin, mais l'histoire est bidon tout en étant originale, croyez-moi ! Le héros c'est mis en tête d'écrire un livre qui sera le témoignage de ses aventures dans son ghetto. Pour avoir de quoi noircir ses pages il a pour informateur : Grézi. Un personnage qui va se révéler plus fourbe qu'il n'y paraît !

Verdict : Pour l'élégance des mots, le verlan associé -avec virtuosité- au langage soutenu, ce livre doit être lu.

N'oubliez pas, c'est mon avis : Aimez, detestez, peu importe respectez.
Au plaisir.

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